Avec une croissance de 30%, Condor affiche ses ambitions à l’international

l'année dernière par Admin 0 comments 730 vues
Avec une croissance de 30%, Condor affiche ses ambitions à l’international

L’Afrique, deuxième pôle de développement après l’Asie, a été mise à l’honneur lors de la première édition des rencontres Africa 2016 qui ont eu lieu les 21 et 22 septembre au palais d’Iena à Paris. L’évènement a été l’occasion pour la France de manifester une nouvelle fois son intérêt pour le continent noir, qui constitue sa « première destination à l’export après l’Europe ». En effet, les opportunités d’affaires y sont considérables, preuve en est le nombre important d’entreprises qui se sont inscrites (2300 dont plus de 500 africaines) pour participer à ses rencontres « business » et la présence de nombreux responsables politiques.

L’Algérie y était notamment représentée par Condor Electronics, seule entreprise du pays disposant d’un stand. « Le but est de nous faire connaître par les sociétés africaines, prendre contact avec des bureaux d’études, des banques et assurances qui ont de l’expérience sur les marchés africains », explique Abderrahmane Benhamadi, président du CA de Condor. « Il s’agit de rencontrer des partenaires africains ou consolider les liens avec les sociétés que l’on connait déjà. L’Afrique francophone est notre priorité. S’il y a des opportunités d’investissement dans notre activité principale, qui est l’électronique et l’électroménager, ainsi que dans l’agriculture et le domaine des mines, nous serons aussi intéressés », poursuit le chef d’entreprise.

La présence africaine de Condor

« L’Afrique sera la locomotive de la croissance mondiale à l’avenir », soutient le responsable dont la société vise les marchés du « Cameroun, Sénégal, Mali et Mauritanie, pays où le premier showroom africain sera ouvert en fin d’année ». L’intérêt des pays africains francophones pour l’entreprise algérienne s’est d’ailleurs manifesté par les nombreux entretiens que le chef d’entreprise a effectués avec divers responsables politiques, notamment le ministre sénégalais de l’Économie et des Finances ainsi que le Premier ministre ivoirien.

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« Condor s’inscrit dans une démarche d’internationalisation de la marque. Nous avons les capacités de production, humaine, le savoir-faire et les moyens pour devenir une marque de ce niveau-là. Notre présence se fera d’abord dans les pays avec lesquels nous avons des frontières et où il peut y avoir une expansion naturelle du marché algérien » détaille ensuite Réda Hamai, Directeur général-adjoint en charge du développement à l’international de Condor.

« Notre cible prioritaire se constitue de 15 pays en Afrique, principalement dans la région du Sahel, en Afrique de l’Ouest et les pays de la communautés d’Afrique de l’Est et ensuite nous allons nous étendre vers les pays de l’intérieur du continent », ajoute-t-il. L’entreprise est déjà présente en « Mauritanie, Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Tunisie, Tanzanie, bientôt en Ouganda et Kenya ». Cette implantation qui s’effectue à travers des distributeurs locaux concerne également le Moyen-Orient, et en particulier la Jordanie, le Liban et l’Arabie saoudite ».

Un milliard de dollars de chiffre d’affaires, une croissance de 30%

L’entreprise basée à Bordj Bou Arreridj poursuit également une stratégie de développement vers l’Europe où un partenariat, portant sur la distribution de Smartphones en France, a été rendu public en début de mois. Dans l’hexagone, deux autres accords devraient être signés prochainement assure Abderrahmane Benhamadi.

Condor, qui affiche une croissance proche de 30%, se tourne résolument vers l’export même si les chiffres restent minimes dans ce domaine. « En Algérie, nous faisons déjà plus d’un milliard de dollars de chiffres d’affaires. Pour le moment, le pourcentage de nos exportations ne représente pas grand chose par rapport à notre chiffres d’affaires, mais nous avons l’ambition de faire plus de chiffres d’affaires à l’export que sur le marché national à partir de 2022 », explique Réda Hamai.

Des rencontres africaines sans responsables politiques algériens

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Le Maroc, la Tunisie ou encore Djibouti ont misé sur cet événement, premier du genre, avec la présence de fortes délégations représentants chaque État respectif. Le royaume chérifien a notamment défendu sa position sur le continent avec la présentation de la « stratégie marocaine en Afrique ». Plusieurs stands étaient ainsi consacrés à ses entreprises, notamment la Royal Air Maroc, compagnie qui se targue de desservir « 32 destinations en Afrique ». Les panels comptaient par ailleurs de nombreux représentants d’entreprises ou d’organismes marocains et tunisiens.

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Les pays d’Afrique de l’ouest ont aussi montré leur intérêt pour ses rencontres intervenant avant le sommet France – Afrique de Bamako en janvier 2017, avec la présence de différents membres de gouvernement. Si l’Algérie ne disposait quant à elle d’aucune représentation politique, une délégation d’opérateurs économiques et plusieurs responsables du FCE ont répondu présent à l’évènement. On retiendra notamment les interventions d’Abderrahmane Benhamadi qui appelle à plus de libéralisme en évoquant la règle du 49/51, Slim Othmani revenant sur la nécessité d’attirer les IDE pour le transfert de savoir-faire, Ali Haddad, président du FCE et Brahim Benabdeslem, vice-président de l’organisation patronale algérienne.

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